VIAL Jessica

31 Mars 1983
A Nevers

Une
nouvelle vie
Pour
Josephine
sutherlandon

Collection :
UN
CŒUR EN OR
Début
de la réalisation du roman : Décembre
1996
Fin
de la réalisation du roman :
CHAPITRE
1
Joséphine
SUTHERLANDON approchait, lentement, de l’embarcation de
son père Guillaume. Celui-ci l’avait
appelé pour des raisons encore inconnue.
Elle ne comprenait pas encore le motif de cet appel, mais elle savait
que
quelque chose de grave venait d’arriver.
Guillaume
approchait de la quarantaine. Il était le
propriétaire
richissime du paquebot
« SUTHERLANDON » et
d’une magnifique propriété
en BRETAGNE, à 500 mètres de la plage.
Joséphine était son unique enfant,
d’un mariage qui s’était mal
terminé, puisque Monique, la mère de celle-ci,
était morte en couche. Joe, comme la surnommée
ces grands-parents, venait de
naître dans des conditions très dramatiques. Le
bébé s’annonçait
très mal vers
le col de l’utérus et seule, une intervention
rapide pouvait encore le sauver.
Malheureusement seul celui-ci avait survécu et Monique
mourut quelques minutes
plus tard d’épuisement.
Maintenant âgée de vingt ans,
Joséphine fut toujours une enfant chérie par son
entourage sauf à l’exception
de son père qui au fil des ans, lui reprochait, de plus en
plus, la mort de sa
femme.
Guillaume, aujourd’hui, avait de
très grave ennui, et, seule sa fille pouvait
l’aider sans danger. Il savait que
se ne serait pas une très bonne idée de lui
relater la « vraie »
cause de la mort de sa mère, mais pour lui il devait le
faire tout de même.
C’était peut-être le seul moyen de se
rapprocher et de se réconcilier avec
elle. Joséphine étant l’unique partie
de sa vie qui lui resté. Son unique
chair.
Depuis plus de vingt ans, grâce à
ces grands-parents, il pouvait la voir grandir, sans qu’elle
ne se rende compte
de quoi que se soit, car il ne voulait pas la mêler,
à cette époque sombre, de
près ou de loin à cette histoire qui le
rongé depuis si longtemps. Celle où
maintenant, elle pouvait lui être d’une grande aide.
Il lui avait téléphoné
une heure
auparavant et maintenant, il attendait, impatiemment, son
arrivé, si du moins
elle venait.
Quelques minutes plus tard, il
entendit des pas dans le couloir. Ce qui lui rendit sa joie de vivre
qui était
enfouie depuis si longtemps au fond de son cœur. Depuis le
jour où cet horrible
cauchemar avait commencé.
Joséphine monta sur le paquebot et
découvrit son père, ou du moins l’homme
qui prétendait l’être. Cet homme qui ne
s’était jamais occuper d’elle depuis sa
naissance. Le même, qui n’avait jamais
essuyer ses larmes quand elle avait du chagrin. Ni celui qui venait
à ses fêtes
de fin d’année pour l’entendre chanter
ou danser. Cet homme-là, se trouvait
assis dans l’un des fauteuils du salon. Elle le
découvrait maintenant, celui
qu’elle attendait depuis des années. Elle le
voyait soudainement « son
père » que ces grands-parents appelaient
« l’enfant prodigue ».
Celui qui avait remporté douze fois consécutif le
trophée de football de son
équipe. Celui qui s’était
débrouillé, pendant sa jeunesse, à
sortir de la
pauvreté où il se trouvait
avec ses
parents. C’était celui-là
même, qui aujourd’hui, avait les traits
tirés, les os
sur le corps, et une légère apparition de cheveux
blancs.
Il se leva à l’approche de sa fille.
— Bonjour
Joey ! Comment et portes-tu ?
— Bien
et toi ? s’inquiéta-t-elle
devant la pâleur de son père.
— Cela
pourrait aller mieux ! Mais tu dois te douter que je
ne t’aie pas fait venir pour te parler de ma santé.
— En
effet. Mais pourquoi donc ?
— J’ai
un énorme problème que toi seule peux
résoudre.
— Un
problème d’argent ?
— Non.
— De
travail ?
— Non.
— De
concubinage ?
— Non.
— Mais
lequel alors ? s’impatienta-t-elle.
— Attends !
Ne sois pas trop impatiente, car ce que je vais
te dire est de la plus haute importance.
— Pourrais-tu
aller au fait accompli ?
— Oui.
Je sais que tu n’es pas ici de ton plein grès, vu
le mal
que j’ai pu te faire dans le passé au moment de ta
naissance. Je n’ai réussi,
après vingt année de recherche à ne
savoir la vérité des vrais cause de la mort
de ta mère qu’il n’y a que trois jours.
— Et
pourquoi ne m’en as-tu rien dit auparavant.
— De
peur de ta réaction et surtout pour te protéger.
Je t’assure
que j’aurais voulu te le dire plus tôt, mais le
courage n’y était pas. Comme il
ne l’était pas, d’ailleurs, pour
t’élever après la mort de Monique.
— Vas-tu
me dire oui ou non ce qui s’est réellement
passée ce
jour-là ?
— Te
rappelles-tu François GAL LEMAN, l’homme qui a
été
emprisonné, il y a, à peine treize ans, pour
avoir soi-disant dénoncé le
docteur AFRAIDING, comme l’assassin de plusieurs personnes,
dont celui de ta
mère.
— Non
pas exactement.
— Eh
bien ! Il est venu me voir, il y a de cela trois jours,
pour soi-disant soulager sa conscience, et surtout réparer
les dégâts causés
dans le passé. Il était là au moment
de ta naissance. Ce fût l’un des
aides-soignants présents, dans la salle
d’accouchement, et le seul que l’on a
retrouvé après. Il m’a
raconté que le docteur AFRAIDING…
— Le
docteur AFRAIDING ne serait-il pas l’homme qui se serait
suicidé, il y a douze ans de cela suite à une
erreur médicale ; et un
mauvais diagnostique, qui aurait coûté la vie
à un de ces patients ?
— Parfaitement.
Je vois que tu commences à comprendre.
— Se
serait ce même homme qui aurait fait la césarienne à
maman ?
— Oui.
Comme je le disais, le docteur AFRAIDING aurait
préféré
pratiquer une césarienne, que d’un accouchement
normal de peur de
complications. Pour pouvoir faire cette césarienne, il a
prétendu que le bébé
s’annonçait très mal vers le col de
l’utérus. Je peux t’assurer
qu’à l’époque,
la nouvelle m’avait refroidie, car ayant pratiqué
moi-même toutes les
écographies et les examens gynécologiques, nous
n’avions décelé aucune
anomalie. Mais sous la surprise, je l’ai quand même
laisser faire car je me
préoccuper de vos vies à toutes les deux. Je ne
m’attendais pas au pire et je
ne voulais absolument pas vous perdre. Une heure
s’est donc écoulée,
lorsque l’on est venu m’annoncer la nouvelle que je
venais d’être père d’une
charmante
petite fille mais qu’ils n’avaient rien pu faire
pour sauver la maman. J z fus
anéanti par la nouvelle, surtout d’avoir cru un
homme tel que lui, ainsi que
ces prétendus complications non fondé. Je me le
suis reproché, peu de temps
après la mort de ta mère car je sais que
j’aurais pu évité le pire et la
sauver, mais comme on peux le dire, je suis resté
là sans rien faire.
— C’est
faux, et tu le sais très bien. Ce n’est pas ta
faute, s’il
a voulu pratiquer une césarienne. Ce n’est ni la
mienne non plus, si je suis la
seule survivante des deux. Mais c’est celui d’un
stupide médecin croyant en sa
médecine dans demander l’avis des autres. Oui, tu
aurais pu être pu la sauver,
mais il était trop tard. La procédure
était lancée. La mise a mort de maman aussi.
Ce que je te demande aujourd’hui, c’est que veux-tu
faire maintenant ? Te
renouer avec ta fille ? Voir où tu en es
toi-même vu le nombre de
questions que tu te poser encore à l’heure
actuelle ? Où ressassais sans
arrêt le passé, jusqu’à en
avoir la nausée ? Alors que veux-tu de plus que
les années que tu as passé en toute
liberté, loin des tiens qui te sont encore
proches ?
— Je
ne sais pas ce que veux vraiment ma destinée, sauf
peut-être
justice.
— Papa,
cet homme est mort à l’heure actuelle. Quelle
justice
demandes-tu ?
— Je
ne sais pas. Tout ce que je fais ou que j’ai pu faire
auparavant n’a été qu’une
erreur de plus. Aujourd’hui, je suis dans le doute.
C’est tout confus.
— Que
fais Monsieur GAL LEMAN à l’heure
actuelle ?
— Je
ne sais absolument pas ce qu’il fait, mais tout ce que je
sais c’est qu’il essaye de prouver le meurtre de ta
mère par tous les moyens
possible, ainsi que d’autre que jusqu’à
présent personne ne croyait.
— Papa,
il y a une question que j’aimerais te poser.
— Vas-y !
— Tout-
à l’heure, tu disais que l’on
n’avais retrouvé qu’une
personne : Mr GAL LEMAN.
— Oui,
c’est exact !
— Où
sont passés tous les autres ?
— Voilà
la question que j’attendais.
— Pourquoi ?
— Si
je t’ai fais venir aujourd’hui, ce
n’était pas pour t’embêter
avec mes problèmes, mais pour te demander ton
aide…
— En
quoi puis-je t’aider ?
— Arrête
de me couper ! J’allais venir au but de ta visite.
— Ok.
— Jusqu’à
présent je t’avais mise hors de cette
enquête pour ne
pas te mettre en danger.
— En
danger ?
— Oui,
en danger. Lorsque tu es né et que j’ai appris la
mort de
ta mère, j’étais médecin
gynécologue.
— Oui,
çà je le savais puisque c’est toi qui
faisais les échos de
maman.
— Exactement.
Mr GAL LEMAN étais interne à
l’hôpital sous mes
ordres, et Mr AFRAIDING était, à
l’époque, mon chef et mon meilleur ami.
— Ah
oui !
— Oui.
Lorsque ta mère a fait ses premières
contractions, elle
était pliée de douleur, comme toute les femme sur
le point d’accoucher. Je ne
me doutais de rien. Comme je n’étais as de garde
ce jour-là, j’ai demandé à
mon
interne Mr GAL LEMAN de s’occuper de ta mère, en
attendant l’arriver du docteur
AFRAIDING. Me suis-tu ?
— Oui,
continu !
— Etant
son mari, je ne pouvais m’en chargé.
Lorsqu’il est arrivé,
il a tout de suite pris ta mère en charge et m’a
demandé d’attendre dehors le
temps de l’examiner. Tout c’est ensuite
passé très vite. Je n’ai eu le temps de
rien voir. Il a prétendu qu’il devait faire une
césarienne à ta mère car tu
t’annonçais très mal par le col de
l’utérus. Je l’ai donc laissé
faire. Je ne
pouvais assister à l’intervention, pourtant je
l’ai supplié. Mais rien à faire.
Lorsqu’ils sont revenus et qu’il m’a
annoncé la nouvelle, j’ai
été totalement
anéanti. Mais pendant qu’il
m’annoncé cela, je n’ai pas vu que tout
le monde,
qui se trouvaient dans la salle, étaient partis comme
s’ils fuyaient la peste.
C’était je pense une tactique comme une autre pour
ne pas me dire vraiment la
vérité.
— Quelle
vérité ?
— D’après
Mr GAL LEMAN, ta mère aurait pu accoucher normalement.
— Comment
çà ?
— Mr
AFRAIDING a fait une erreur de diagnostique,
c’est-à-dire
qu’il croyait que tu t’annonçais
très mal vers le col de l’utérus, en
regardant
l’écographie, alors que ce
n’était que le placenta. Quand il a ouvert, il a
touché une artère qui a provoqué une
hémorragie puis a suivi la mort immédiate.
— Pourquoi
a-t-il fait une chose pareille ? Pourquoi n’a-t-il
rien dit ?
— Par
peur sûrement de perdre son boulot. Je ne sais pas encore
pourquoi il a fait cela, mais je pense que c’est parce
qu’il avait bu avant de
venir.
— Personne
n’a donc rien vu ?
— Si,
le docteur GAL LEMAN et toutes les autres personnes qui
étaient avec lui, mais que nous n’avons encore pas
retrouver.
— Oui,
et maintenant, il va falloir que nous sachions où ils se
trouvent.
— Absolument.
Le plus louche dans l’histoire, c’est que le
docteur
AFRAIDINIG a refusé que je revoie ma femme avant
l’enterrement, comme s’il
avait eu peur que je ne découvre sa faute.
J’aurais pourtant du me douter que
quelque chose cloché. Mais quoi ? Maintenant, je
pense commencer à
comprendre le fin fond de l’histoire. Ou du moins une minime
partie. Si je
t’aie fais venir aujourd’hui, c’est que
toi seule est capable là ou moi j’ai
échoué. Tu es une avocate ambitieuse qui ne
demande qu’à prouver ton
professionnalisme. Et qui y parvint comme un chef. Et je suis
fière de cela.
— Comment
sais-tu que je suis avocate ?
— Par
Ringo !
— Par
mon supérieur ! Mais papa comment a-t-il pu te le
dire
alors que mes grands-parents ne le savent même pas ?
— Pour
la bonne raison que Ringo est très grand ami à
moi, qui m’a
fait promettre sous serment de ne rien leur dévoiler. Je
sais d’ailleurs que si
papa avait eu vent de cela, il en aurait une crise cardiaque sachant le
danger
que tu encours chaque jour.
— C’est
d’ailleurs pour cette raison qu’ils croient que je
travaille dans une agence immobilière.
— Mais
ne t’inquiète surtout pas, ce n’est pas
moi qui vais le
leurs dire. Une promesse est une promesse. Ca ne se dit pas.
— Pourquoi
aurais-tu besoin de moi maintenant, alors que tu m’as
exclu de cela toute ma vie ?
— Tu
es la seule à pouvoir accéder au dossier du
docteur
AFRAIDING.
— Ah
NON ! NON ! NON ! NON !
NON ! Je ne
peux pas faire cela.
— Pourquoi ?
— Il
faudrait que je demande la permission de rouvrir une enquête,
au procureur de la république. Il ne voudra jamais. Il me
faudrait des preuves.
Hors, je n’en ai pas, et il faudrait faire fort pour en
trouver.
— Même
pour faire une enquête sur une personne
décédée, tu ne
pourrais pas ?
— Là,
n’est pas le problème. Le procureur va me demander
des
explications et que vais-je lui dire ? Que je dois ouvrir une
enquête
relative à la mort de ma mère qui aurait
été tué par un médecin de
sans
froid ?
— Oui,
pourquoi pas, c’est une bonne idée !
— Enfin
papa ! Il va me prendre pour une folle ou je ne sais
quoi encore. Pourquoi ne pas lui demander l’autorisation
d’ouvrir le cercueil
de maman pendant que tu y es.
— Ca
c’est une bonne idée aussi. Pourquoi pas
après tout.
— Mais
il faut des preuves, hors comme je le disais tout a
l’heure, je n’en ai pas.
— Ne
peux-tu, tout de même, pas essayer ?
J’aimerais vraiment
avoir ce dossier, et maintenant que tu m’en as
donné l’idée, que l’on rouvre
le
cercueil de Monique et que l’on prélève
des échantillons d’elle pour savoir la
vraie cause de sa mort. C’est vrai quand y
réfléchissant bien on pourrait
découvrir la vérité. Ne serais-ce pas
une preuve plausible ?
— Mais
papa, te rends-tu compte du chagrin que cela peut encore
nous causer, si nous lançons une telle
procédure ?
— Oui.
Mais cela fait plus de vingt ans que je me ronge le sang de
ne pas savoir la vérité. Le pourquoi du comment.
Je ne pense pas souffrir plus.
Je te demande cela comme une faveur. J’aimerais que tu
travailles pour moi.
Bien sûr, je te payerais les honoraires et tout ce qui suit.
— Mais
ce n’est pas le problème de l’argent.
C’est que…
— Que
quoi ?
— Cette
histoire n’est pas évidente pour moi. Maman, je ne
l’ai
pas connue. Rouvrir son cercueil est au dessus de mes forces. Je ne
peux pas.
— Je
ne te demande pas d’être là le jour
où ils le feront.
Seulement de lancer la procédure. Je veux revivre. Pouvoir
tourner la page une
bonne fois pour toute. Peux-tu le comprendre ?
— Mais
bien sûr ! Mais je ne sais pas si j’en
suis réellement
capable ?
— Bien
sûr que si ! Crois-moi tu es capable de bien pire.
— Bon
je vais essayer, mais je ne te promets rien. Gare au
rebondissement après cette affaire.
— T’inquiètes
pas, je suis plus solide que tu ne le crois.
L’avenir m’a fait réfléchir
et m’a beaucoup durcit.
Joey
regarda sa montre.
— Où
là ! Je dois te laisser car j’ai un
rendez-vous
important avec un gros entrepreneur, et je n’aimerais pas le
faire attendre.
Car crois-moi c’est un grand gaillard de
quatre-vingt-dix-sept kilos pour un
mètre quatre-vingt-dix-neuf. Mais ne
t’inquiètes pas, il ne me fait absolument
pas peur. Pour notre affaire, je te recontacterais plus tard, lorsque
j’aurais
du nouveau.
— Tu
es sûr que tu ne risques rien ? s’inquiéta
soudain son
père.
— Absolument.
— Alors
sois prudente.
— Ne
te fais pas de mauvais sang pour rien, je le serais.
Sur
ces mots, Joséphine SUTHERLANDON quitta le bateau de son
père,
et repris sa route, dans un magnifique cabriolet bleu marine
décapotable.
CHAPITRE
2
Joséphine avait vingt ans, elle
était célibataire et avait pour
vocation : avocate. Elle était la meilleur
dans tout ce qu’elle entreprenait. Ringo Emmanuel GONZALEZ,
le juge
d’instruction, était l’un de ces
nombreux amis depuis le lycée. Ils avaient
fait leurs études ensemble, sauf que lui était
devenu juge d’instruction, et
elle avocate. Ces grands-parents la croyaient dans
l’immobilier, car ils ne
voulaient pas qu’elle entreprenne un
m étier dangereux comme son père.
Mais elle n’avait pas tenu compte de leur désir et
avait entrepris le métier
d’avocate tout de même.
Joey ne savait pas encore a quoi
s’attendre dans l’affaire que venait de lui livrer
son père, bien qu’il lui est
dit que ce serait dangereux. Elle était jeune, avait de
l’expérience dans ce
domaine par les affaires qu’elle traitait chaque jour, mais
beaucoup de
surprise l’attendait dans celle-ci, qu’elle
était loin de s’imaginer.
Tout d’abord, elle devait convaincre
le procureur de la république de rouvrir une
enquête qui datait de plus de
vingt, mais également d’ouvrir un cercueil qui
était un sacrilège pour tous les
chrétiens. Cela ne serait pas une mince affaire.
Ensuite, elle devra retrouver tout
un personnel médical évanoui dans la nature sans
avoir laissé la moindre trace.
Ce qui précisé que cette affaire était
très pointilleuse et surtout très
dangereuse. Un point sans doute que les autorités
n’avaient pas précisé dans
leur enquête lorsque Mr GAL LEMAN avait était
emprisonné à plusieurs reprises.
Joséphine roulait depuis bientôt une
vingtaine de minutes lorsqu’elle se rendit compte
qu’une voiture la suivait.
Qui pouvaient-ils bien être ? Que lui
voulaient-ils ? Des questions
sans réponses se bousculaient sans sa tête. Elle
n’avait pourtant pas eu
d’ennemi jusqu’à présent
depuis qu’elle s’était lancé
dans le métier d’avocat
deux ans plus tôt et les seules personnes qu’elle
défendait pour l’instant
n’étaient
que des petits magna de grandes entreprises qui se faisait prendre dans
les
filets de la justice dès le moindre écart.
Jusqu’à présent, elle avait
réussi à
déjouer tous les pièges de ces
confrères et à gagner tous ces procès,
ce qui
lui avait valu une très bonne réputation dans ce
métier.
Elle patienta donc quelques
kilomètres pour avoir la confirmation que
quelqu’un la suivait vraiment. Elle
prit son téléphone portable et composa le
numéro du commissariat où son plus
vieil ami travaillait, Angelo Fabienzo CAPÜSTOLI.
— Commissariat
de police, bonjour, que pouvons-nous faire pour
vous ?
demanda la standardiste au téléphone.
— Bonjour,
je suis Joséphine SUTHERLANDON, pourrais-je parler au
commissaire Angelo CAPÜSTOLI, s’il vous
plait ?
— A
qu’elle sujet ?
— Affaire
de la plus haute importance.
— Très
bien, je vous le passe.
— Merci.
Joséphine
patienta quelques minutes avant d’avoir enfin Angelo au
bout de la ligne.
— Joséphine !
— Angelo !
— Que
se passe-t-il pour que tu me téléphone ainsi en
plein
boulot ?
— Pourrais-tu
te renseigner sur une voiture ?
— Oui,
vas-y. Quelque chose de grave se passe ?
— Je
ne sais pas encore. Seulement que cela fait plus d’une heure
maintenant qu’elle me suit.
— Ok.
— C’est
une Mercedes noire. Je te donne la plaque
d’immatriculation.
Joey
donna donc le numéro de plaque de la voiture au commissaire.
— Je
te rappel d’ici une dizaine de minutes.
— D’accord
à tout à l’heure. Fais vite, je ne suis
pas trop
rassurer.
Angelo
raccrocha.
Pendant
ce temps, la Mercedes suivait toujours Joey, mais de
beaucoup plus près maintenant. Elle poussa donc sur
l’accélérateur pour essayer
de distancer son poursuiveur, mais rien n’y fit.
Se
sachant découvert, le propriétaire de la voiture
noire essaya de
doubler Joey mais n’y parvint que 500 mètres plus
loin où il lui fit alors une
queue de poisson.
Joey
était prêt à prendre de nouveau son
téléphone croyant qu’elle
s’était tromper le voyant doubler, mais ils se
fondèrent lorsqu’il vit se qu’il
voulait faire.
Elle
essaya de l’éviter mais n’y parvint pas.
Sa
voiture se déporta sur sa gauche où une autre
voiture arriver de
plein fouet. La collision fut inévitable et brutale.
Le
cabriolet lors de l’impact se retourna brusquement,
propulsant
de plein fouet sa conductrice, qui n’était autre
que joséphine.
Dans
l’accident, elle n’avait pas entendue son
téléphone sonnait,
ce qui lui aurait permis de savoir qui lui en voulait à ce
point là.
A
l’heure actuelle, elle se trouvait inconsciente de
l’autre coté
de la route.
Pendant
ce temps au commissariat, Angelo essayait en vain d’avoir
Joey.
— Marco,
héla-t-il au passage.
— Oui,
frangin.
— Je
crois que nous avons un sérieux problème.
— Lequel ?
— Une
de nos très grande amie à nous vient de
m’appeler pour ce
renseigner sur une Mercedes noire qui la suivait. Je lui ai dit que je
la
rappelais, cela va bientôt faire une heure et je suis encore
sans nouvelle. Je
pense qui lui ai arrivé quelques choses de grave.
Cà ne veut rien dire mais je
voudrais en être sûre.
A
cet instant, le brigadier FERGUSON, entra en trombe dans le
bureau du commissaire.
— Commissaire !
Oh pardon ! en
voyant Marco dans le
bureau.
— Non
allez-y. fit
le commissaire.
— Un
accident grave de la route vient de nous être
signalé sur
l’autoroute. Un
cabriolet bleu marine a été victime
d’une queue de poisson par une Mercedes
noire.
— Tu
veux rire !
— Non
pas du tout. Les secours viennent d’arriver sur place, mais
il n’y a aucune trace de la Mercedes.
— Et
la conductrice ?
— Il
la transporte de toute urgence à
l’hôpital ST JOHN, en soin
intensif.
— Avez-vous
son nom ?
L’angoisse
se fit soudain entendre dans le bureau.
— Non.
— Y
a-t-il d’autre victime ?
— Oui,
mais que blessé léger dans une Ford fiesta. Rien
de bien
méchant. Plus de peur que de mal.
— C’est
déjà çà.
— Je
veux que tu te renseigne sur l’identité de la
jeune fille,
mais je pense qu’il s’agit de Joséphine
SUTHERLANDON.
— Joséphine !
Ma Joséphine ? fit
Marco.
— Oui.
— C’est
elle qui t’a téléphoné tout
a l’heure, mais pourquoi ne me
la tu pas dit plus tôt ?
— Je
sais combien tu tiens à Joey et moi aussi, c’est
pour cela
que je ne voulais pas te dire son identité. Mais je sais qui
est le
propriétaire de la Mercedes noire.
— C’est
qui ?
— Un
certain Michel BURGER.
— Tu
sais ce qu’il voulait à Joey ?
— Non,
mais si tu veux tu peux toujours te renseigner sur ce type.
— Oui,
au moins je pourrais coincé le mec qui a envoyé
Joey au
devant de la mort.
— Attend,
ne t’emballe pas trop vite. Elle n’est pas morte,
du
moins je l’espère. Sérieusement
amoché oui. Moi aussi je tiens à voir croupir
ce salaud sous les verrous pour le restant de ces jours. Mais avant
faut le
coincé. Je ne sais pas encore ce qu’il a avoir
dans cette histoire, mais ce que
je veux que tu trouves c’est le rôle
qu’il joue dans l’histoire et surtout
pourquoi il s’en ai pris de cette façon
à Joey.
— Ok.
— FERGUSON !
— Oui,
commissaire.
—