VIAL Jessica                                                

31 Mars 1983                        

A Nevers

 

 

 

 

 

Une nouvelle vie

Pour

Josephine sutherlandon

 

 

 

 

 

Collection :                     UN CŒUR EN OR

Début de la réalisation du roman : Décembre 1996

Fin de la réalisation du roman :


CHAPITRE 1

 

 

Joséphine SUTHERLANDON approchait, lentement, de l’embarcation de son père Guillaume. Celui-ci l’avait appelé pour des raisons encore inconnue. Elle ne comprenait pas encore le motif de cet appel, mais elle savait que quelque chose de grave venait d’arriver.

 

Guillaume approchait de la quarantaine. Il était le propriétaire richissime du paquebot « SUTHERLANDON » et d’une magnifique propriété en BRETAGNE, à 500 mètres de la plage.

 

            Joséphine était son unique enfant, d’un mariage qui s’était mal terminé, puisque Monique, la mère de celle-ci, était morte en couche. Joe, comme la surnommée ces grands-parents, venait de naître dans des conditions très dramatiques. Le bébé s’annonçait très mal vers le col de l’utérus et seule, une intervention rapide pouvait encore le sauver. Malheureusement seul celui-ci avait survécu et Monique mourut quelques minutes plus tard d’épuisement.

 

            Maintenant âgée de vingt ans, Joséphine fut toujours une enfant chérie par son entourage sauf à l’exception de son père qui au fil des ans, lui reprochait, de plus en plus, la mort de sa femme.

 

            Guillaume, aujourd’hui, avait de très grave ennui, et, seule sa fille pouvait l’aider sans danger. Il savait que se ne serait pas une très bonne idée de lui relater la « vraie » cause de la mort de sa mère, mais pour lui il devait le faire tout de même. C’était peut-être le seul moyen de se rapprocher et de se réconcilier avec elle. Joséphine étant l’unique partie de sa vie qui lui resté. Son unique chair.

 

            Depuis plus de vingt ans, grâce à ces grands-parents, il pouvait la voir grandir, sans qu’elle ne se rende compte de quoi que se soit, car il ne voulait pas la mêler, à cette époque sombre, de près ou de loin à cette histoire qui le rongé depuis si longtemps. Celle où maintenant, elle pouvait lui être d’une grande aide.

 

            Il lui avait téléphoné une heure auparavant et maintenant, il attendait, impatiemment, son arrivé, si du moins elle venait.

 

            Quelques minutes plus tard, il entendit des pas dans le couloir. Ce qui lui rendit sa joie de vivre qui était enfouie depuis si longtemps au fond de son cœur. Depuis le jour où cet horrible cauchemar avait commencé.

 

            Joséphine monta sur le paquebot et découvrit son père, ou du moins l’homme qui prétendait l’être. Cet homme qui ne s’était jamais occuper d’elle depuis sa naissance. Le même, qui n’avait jamais essuyer ses larmes quand elle avait du chagrin. Ni celui qui venait à ses fêtes de fin d’année pour l’entendre chanter ou danser. Cet homme-là, se trouvait assis dans l’un des fauteuils du salon. Elle le découvrait maintenant, celui qu’elle attendait depuis des années. Elle le voyait soudainement « son père » que ces grands-parents appelaient « l’enfant prodigue ». Celui qui avait remporté douze fois consécutif le trophée de football de son équipe. Celui qui s’était débrouillé, pendant sa jeunesse, à sortir de la pauvreté où il se trouvait  avec ses parents. C’était celui-là même, qui aujourd’hui, avait les traits tirés, les os sur le corps, et une légère apparition de cheveux blancs.

 

            Il se leva à l’approche de sa fille.

 

       Bonjour Joey ! Comment et portes-tu ?

       Bien et toi ? s’inquiéta-t-elle devant la pâleur de son père.

       Cela pourrait aller mieux ! Mais tu dois te douter que je ne t’aie pas fait venir pour te parler de ma santé.

       En effet. Mais pourquoi donc ?

       J’ai un énorme problème que toi seule peux résoudre.

       Un problème d’argent ?

       Non.

       De travail ?

       Non.

       De concubinage ?

       Non.

       Mais lequel alors ? s’impatienta-t-elle.

       Attends ! Ne sois pas trop impatiente, car ce que je vais te dire est de la plus haute importance.

       Pourrais-tu aller au fait accompli ?

       Oui. Je sais que tu n’es pas ici de ton plein grès, vu le mal que j’ai pu te faire dans le passé au moment de ta naissance. Je n’ai réussi, après vingt année de recherche à ne savoir la vérité des vrais cause de la mort de ta mère qu’il n’y a que trois jours.

       Et pourquoi ne m’en as-tu rien dit auparavant.

       De peur de ta réaction et surtout pour te protéger. Je t’assure que j’aurais voulu te le dire plus tôt, mais le courage n’y était pas. Comme il ne l’était pas, d’ailleurs, pour t’élever après la mort de Monique.

       Vas-tu me dire oui ou non ce qui s’est réellement passée ce jour-là ?

       Te rappelles-tu François GAL LEMAN, l’homme qui a été emprisonné, il y a, à peine treize ans, pour avoir soi-disant dénoncé le docteur AFRAIDING, comme l’assassin de plusieurs personnes, dont celui de ta mère.

       Non pas exactement.

       Eh bien ! Il est venu me voir, il y a de cela trois jours, pour soi-disant soulager sa conscience, et surtout réparer les dégâts causés dans le passé. Il était là au moment de ta naissance. Ce fût l’un des aides-soignants présents, dans la salle d’accouchement, et le seul que l’on a retrouvé après. Il m’a raconté que le docteur AFRAIDING…

       Le docteur AFRAIDING ne serait-il pas l’homme qui se serait suicidé, il y a douze ans de cela suite à une erreur médicale ; et un mauvais diagnostique, qui aurait coûté la vie à un de ces patients ?

       Parfaitement. Je vois que tu commences à comprendre.

       Se serait ce même homme qui aurait fait la césarienne  à maman ?

       Oui. Comme je le disais, le docteur AFRAIDING aurait préféré pratiquer une césarienne, que d’un accouchement normal de peur de complications. Pour pouvoir faire cette césarienne, il a prétendu que le bébé s’annonçait très mal vers le col de l’utérus. Je peux t’assurer qu’à l’époque, la nouvelle m’avait refroidie, car ayant pratiqué moi-même toutes les écographies et les examens gynécologiques, nous n’avions décelé aucune anomalie. Mais sous la surprise, je l’ai quand même laisser faire car je me préoccuper de vos vies à toutes les deux. Je ne m’attendais pas au pire et je ne voulais absolument pas vous perdre. Une heure s’est donc écoulée, lorsque l’on est venu m’annoncer la nouvelle que je venais d’être père d’une charmante petite fille mais qu’ils n’avaient rien pu faire pour sauver la maman. J z fus anéanti par la nouvelle, surtout d’avoir cru un homme tel que lui, ainsi que ces prétendus complications non fondé. Je me le suis reproché, peu de temps après la mort de ta mère car je sais que j’aurais pu évité le pire et la sauver, mais comme on peux le dire, je suis resté là sans rien faire.

       C’est faux, et tu le sais très bien. Ce n’est pas ta faute, s’il a voulu pratiquer une césarienne. Ce n’est ni la mienne non plus, si je suis la seule survivante des deux. Mais c’est celui d’un stupide médecin croyant en sa médecine dans demander l’avis des autres. Oui, tu aurais pu être pu la sauver, mais il était trop tard. La procédure était lancée. La mise a mort de maman aussi. Ce que je te demande aujourd’hui, c’est que veux-tu faire maintenant ? Te renouer avec ta fille ? Voir où tu en es toi-même vu le nombre de questions que tu te poser encore à l’heure actuelle ? Où ressassais sans arrêt le passé, jusqu’à en avoir la nausée ? Alors que veux-tu de plus que les années que tu as passé en toute liberté, loin des tiens qui te sont encore proches ?

       Je ne sais pas ce que veux vraiment ma destinée, sauf peut-être justice.

       Papa, cet homme est mort à l’heure actuelle. Quelle justice demandes-tu ?

       Je ne sais pas. Tout ce que je fais ou que j’ai pu faire auparavant n’a été qu’une erreur de plus. Aujourd’hui, je suis dans le doute. C’est tout confus.

       Que fais Monsieur GAL LEMAN à l’heure actuelle ?

       Je ne sais absolument pas ce qu’il fait, mais tout ce que je sais c’est qu’il essaye de prouver le meurtre de ta mère par tous les moyens possible, ainsi que d’autre que jusqu’à présent personne ne croyait.

       Papa, il y a une question que j’aimerais te poser.

       Vas-y !

       Tout- à l’heure, tu disais que l’on n’avais retrouvé qu’une personne : Mr GAL LEMAN.

       Oui, c’est exact !

       Où sont passés tous les autres ?

       Voilà la question que j’attendais.

       Pourquoi ?

       Si je t’ai fais venir aujourd’hui, ce n’était pas pour t’embêter avec mes problèmes, mais pour te demander ton aide…

       En quoi puis-je t’aider ?

       Arrête de me couper ! J’allais venir au but de ta visite.

       Ok.

       Jusqu’à présent je t’avais mise hors de cette enquête pour ne pas te mettre en danger.

       En danger ?

       Oui, en danger. Lorsque tu es né et que j’ai appris la mort de ta mère, j’étais médecin gynécologue.

       Oui, çà je le savais puisque c’est toi qui faisais les échos de maman.

       Exactement. Mr GAL LEMAN étais interne à l’hôpital sous mes ordres, et Mr AFRAIDING était, à l’époque, mon chef et mon meilleur ami.

       Ah oui !

       Oui. Lorsque ta mère a fait ses premières contractions, elle était pliée de douleur, comme toute les femme sur le point d’accoucher. Je ne me doutais de rien. Comme je n’étais as de garde ce jour-là, j’ai demandé à mon interne Mr GAL LEMAN de s’occuper de ta mère, en attendant l’arriver du docteur AFRAIDING. Me suis-tu ?

       Oui, continu !

       Etant son mari, je ne pouvais m’en chargé. Lorsqu’il est arrivé, il a tout de suite pris ta mère en charge et m’a demandé d’attendre dehors le temps de l’examiner. Tout c’est ensuite passé très vite. Je n’ai eu le temps de rien voir. Il a prétendu qu’il devait faire une césarienne à ta mère car tu t’annonçais très mal par le col de l’utérus. Je l’ai donc laissé faire. Je ne pouvais assister à l’intervention, pourtant je l’ai supplié. Mais rien à faire. Lorsqu’ils sont revenus et qu’il m’a annoncé la nouvelle, j’ai été totalement anéanti. Mais pendant qu’il m’annoncé cela, je n’ai pas vu que tout le monde, qui se trouvaient dans la salle, étaient partis comme s’ils fuyaient la peste. C’était je pense une tactique comme une autre pour ne pas me dire vraiment la vérité.

       Quelle vérité ?

       D’après Mr GAL LEMAN, ta mère aurait pu accoucher normalement.

       Comment çà ?

       Mr AFRAIDING a fait une erreur de diagnostique, c’est-à-dire qu’il croyait que tu t’annonçais très mal vers le col de l’utérus, en regardant l’écographie, alors que ce n’était que le placenta. Quand il a ouvert, il a touché une artère qui a provoqué une hémorragie puis a suivi la mort immédiate.

       Pourquoi a-t-il fait une chose pareille ? Pourquoi n’a-t-il rien dit ?

       Par peur sûrement de perdre son boulot. Je ne sais pas encore pourquoi il a fait cela, mais je pense que c’est parce qu’il avait bu avant de venir.

       Personne n’a donc rien vu ?

       Si, le docteur GAL LEMAN et toutes les autres personnes qui étaient avec lui, mais que nous n’avons encore pas retrouver.

       Oui, et maintenant, il va falloir que nous sachions où ils se trouvent.

       Absolument. Le plus louche dans l’histoire, c’est que le docteur AFRAIDINIG a refusé que je revoie ma femme avant l’enterrement, comme s’il avait eu peur que je ne découvre sa faute. J’aurais pourtant du me douter que quelque chose cloché. Mais quoi ? Maintenant, je pense commencer à comprendre le fin fond de l’histoire. Ou du moins une minime partie. Si je t’aie fais venir aujourd’hui, c’est que toi seule est capable là ou moi j’ai échoué. Tu es une avocate ambitieuse qui ne demande qu’à prouver ton professionnalisme. Et qui y parvint comme un chef. Et je suis fière de cela.

       Comment sais-tu que je suis avocate ?

       Par Ringo !

       Par mon supérieur ! Mais papa comment a-t-il pu te le dire alors que mes grands-parents ne le savent même pas ?

       Pour la bonne raison que Ringo est très grand ami à moi, qui m’a fait promettre sous serment de ne rien leur dévoiler. Je sais d’ailleurs que si papa avait eu vent de cela, il en aurait une crise cardiaque sachant le danger que tu encours chaque jour.

       C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils croient que je travaille dans une agence immobilière.

       Mais ne t’inquiète surtout pas, ce n’est pas moi qui vais le leurs dire. Une promesse est une promesse. Ca ne se dit pas.

       Pourquoi aurais-tu besoin de moi maintenant, alors que tu m’as exclu de cela toute ma vie ?

       Tu es la seule à pouvoir accéder au dossier du docteur AFRAIDING.

       Ah NON ! NON ! NON ! NON ! NON ! Je ne peux pas faire cela.

       Pourquoi ?

       Il faudrait que je demande la permission de rouvrir une enquête, au procureur de la république. Il ne voudra jamais. Il me faudrait des preuves. Hors, je n’en ai pas, et il faudrait faire fort pour en trouver.

       Même pour faire une enquête sur une personne décédée, tu ne pourrais pas ?

       Là, n’est pas le problème. Le procureur va me demander des explications et que vais-je lui dire ? Que je dois ouvrir une enquête relative à la mort de ma mère qui aurait été tué par un médecin de sans froid ?

       Oui, pourquoi pas, c’est une bonne idée !

       Enfin papa ! Il va me prendre pour une folle ou je ne sais quoi encore. Pourquoi ne pas lui demander l’autorisation d’ouvrir le cercueil de maman pendant que tu y es.

       Ca c’est une bonne idée aussi. Pourquoi pas après tout.

       Mais il faut des preuves, hors comme je le disais tout a l’heure, je n’en ai pas.

       Ne peux-tu, tout de même, pas essayer ? J’aimerais vraiment avoir ce dossier, et maintenant que tu m’en as donné l’idée, que l’on rouvre le cercueil de Monique et que l’on prélève des échantillons d’elle pour savoir la vraie cause de sa mort. C’est vrai quand y réfléchissant bien on pourrait découvrir la vérité. Ne serais-ce pas une preuve plausible ?

       Mais papa, te rends-tu compte du chagrin que cela peut encore nous causer, si nous lançons une telle procédure ?

       Oui. Mais cela fait plus de vingt ans que je me ronge le sang de ne pas savoir la vérité. Le pourquoi du comment. Je ne pense pas souffrir plus. Je te demande cela comme une faveur. J’aimerais que tu travailles pour moi. Bien sûr, je te payerais les honoraires et tout ce qui suit.

       Mais ce n’est pas le problème de l’argent. C’est que…

       Que quoi ?

       Cette histoire n’est pas évidente pour moi. Maman, je ne l’ai pas connue. Rouvrir son cercueil est au dessus de mes forces. Je ne peux pas.

       Je ne te demande pas d’être là le jour où ils le feront. Seulement de lancer la procédure. Je veux revivre. Pouvoir tourner la page une bonne fois pour toute. Peux-tu le comprendre ?

       Mais bien sûr ! Mais je ne sais pas si j’en suis réellement capable ?

       Bien sûr que si ! Crois-moi tu es capable de bien pire.

       Bon je vais essayer, mais je ne te promets rien. Gare au rebondissement après cette affaire.

       T’inquiètes pas, je suis plus solide que tu ne le crois. L’avenir m’a fait réfléchir et m’a beaucoup durcit.

 

Joey regarda sa montre.

 

       Où là ! Je dois te laisser car j’ai un rendez-vous important avec un gros entrepreneur, et je n’aimerais pas le faire attendre. Car crois-moi c’est un grand gaillard de quatre-vingt-dix-sept kilos pour un mètre quatre-vingt-dix-neuf. Mais ne t’inquiètes pas, il ne me fait absolument pas peur. Pour notre affaire, je te recontacterais plus tard, lorsque j’aurais du nouveau.

       Tu es sûr que tu ne risques rien ? s’inquiéta soudain son père.

       Absolument.

       Alors sois prudente.

       Ne te fais pas de mauvais sang pour rien, je le serais.

 

Sur ces mots, Joséphine SUTHERLANDON quitta le bateau de son père, et repris sa route, dans un magnifique cabriolet bleu marine décapotable.


CHAPITRE 2

 

 

            Joséphine avait vingt ans, elle était célibataire et avait pour vocation : avocate. Elle était la meilleur dans tout ce qu’elle entreprenait. Ringo Emmanuel GONZALEZ, le juge d’instruction, était l’un de ces nombreux amis depuis le lycée. Ils avaient fait leurs études ensemble, sauf que lui était devenu juge d’instruction, et elle avocate. Ces grands-parents la croyaient dans l’immobilier, car ils ne voulaient pas qu’elle entreprenne un m étier dangereux comme son père. Mais elle n’avait pas tenu compte de leur désir et avait entrepris le métier d’avocate tout de même.

 

            Joey ne savait pas encore a quoi s’attendre dans l’affaire que venait de lui livrer son père, bien qu’il lui est dit que ce serait dangereux. Elle était jeune, avait de l’expérience dans ce domaine par les affaires qu’elle traitait chaque jour, mais beaucoup de surprise l’attendait dans celle-ci, qu’elle était loin de s’imaginer.

 

            Tout d’abord, elle devait convaincre le procureur de la république de rouvrir une enquête qui datait de plus de vingt, mais également d’ouvrir un cercueil qui était un sacrilège pour tous les chrétiens. Cela ne serait pas une mince affaire.

 

            Ensuite, elle devra retrouver tout un personnel médical évanoui dans la nature sans avoir laissé la moindre trace. Ce qui précisé que cette affaire était très pointilleuse et surtout très dangereuse. Un point sans doute que les autorités n’avaient pas précisé dans leur enquête lorsque Mr GAL LEMAN avait était emprisonné à plusieurs reprises.

 

            Joséphine roulait depuis bientôt une vingtaine de minutes lorsqu’elle se rendit compte qu’une voiture la suivait. Qui pouvaient-ils bien être ? Que lui voulaient-ils ? Des questions sans réponses se bousculaient sans sa tête. Elle n’avait pourtant pas eu d’ennemi jusqu’à présent depuis qu’elle s’était lancé dans le métier d’avocat deux ans plus tôt et les seules personnes qu’elle défendait pour l’instant n’étaient que des petits magna de grandes entreprises qui se faisait prendre dans les filets de la justice dès le moindre écart. Jusqu’à présent, elle avait réussi à déjouer tous les pièges de ces confrères et à gagner tous ces procès, ce qui lui avait valu une très bonne réputation dans ce métier.

 

            Elle patienta donc quelques kilomètres pour avoir la confirmation que quelqu’un la suivait vraiment. Elle prit son téléphone portable et composa le numéro du commissariat où son plus vieil ami travaillait, Angelo Fabienzo CAPÜSTOLI.

 

       Commissariat de police, bonjour, que pouvons-nous faire pour vous ? demanda la standardiste au téléphone.

       Bonjour, je suis Joséphine SUTHERLANDON, pourrais-je parler au commissaire Angelo CAPÜSTOLI, s’il vous plait ?

       A qu’elle sujet ?

       Affaire de la plus haute importance.

       Très bien, je vous le passe.

       Merci.

 

Joséphine patienta quelques minutes avant d’avoir enfin Angelo au bout de la ligne.

 

       Joséphine !

       Angelo !

       Que se passe-t-il pour que tu me téléphone ainsi en plein boulot ?

       Pourrais-tu te renseigner sur une voiture ?

       Oui, vas-y. Quelque chose de grave se passe ?

       Je ne sais pas encore. Seulement que cela fait plus d’une heure maintenant qu’elle me suit.

       Ok.

       C’est une Mercedes noire. Je te donne la plaque d’immatriculation.

 

Joey donna donc le numéro de plaque de la voiture au commissaire.

 

       Je te rappel d’ici une dizaine de minutes.

       D’accord à tout à l’heure. Fais vite, je ne suis pas trop rassurer.

 

Angelo raccrocha.

 

Pendant ce temps, la Mercedes suivait toujours Joey, mais de beaucoup plus près maintenant. Elle poussa donc sur l’accélérateur pour essayer de distancer son poursuiveur, mais rien n’y fit.

 

Se sachant découvert, le propriétaire de la voiture noire essaya de doubler Joey mais n’y parvint que 500 mètres plus loin où il lui fit alors une queue de poisson.

 

Joey était prêt à prendre de nouveau son téléphone croyant qu’elle s’était tromper le voyant doubler, mais ils se fondèrent lorsqu’il vit se qu’il voulait faire.

 

Elle essaya de l’éviter mais n’y parvint pas.

 

Sa voiture se déporta sur sa gauche où une autre voiture arriver de plein fouet. La collision fut inévitable et brutale.

 

Le cabriolet lors de l’impact se retourna brusquement, propulsant de plein fouet sa conductrice, qui n’était autre que joséphine.

 

Dans l’accident, elle n’avait pas entendue son téléphone sonnait, ce qui lui aurait permis de savoir qui lui en voulait à ce point là.

 

A l’heure actuelle, elle se trouvait inconsciente de l’autre coté de la route.

 

Pendant ce temps au commissariat, Angelo essayait en vain d’avoir Joey.

 

       Marco, héla-t-il  au passage.

       Oui, frangin.

       Je crois que nous avons un sérieux problème.

       Lequel ?

       Une de nos très grande amie à nous vient de m’appeler pour ce renseigner sur une Mercedes noire qui la suivait. Je lui ai dit que je la rappelais, cela va bientôt faire une heure et je suis encore sans nouvelle. Je pense qui lui ai arrivé quelques choses de grave. Cà ne veut rien dire mais je voudrais en être sûre.

 

A cet instant, le brigadier FERGUSON, entra en trombe dans le bureau du commissaire.

 

       Commissaire ! Oh pardon ! en voyant Marco dans le bureau.

       Non allez-y. fit le commissaire.

       Un accident grave de la route vient de nous être signalé sur l’autoroute. Un cabriolet bleu marine a été victime d’une queue de poisson par une Mercedes noire.

       Tu veux rire !

       Non pas du tout. Les secours viennent d’arriver sur place, mais il n’y a aucune trace de la Mercedes.

       Et la conductrice ?

       Il la transporte de toute urgence à l’hôpital ST JOHN, en soin intensif.

       Avez-vous son nom ?

 

L’angoisse se fit soudain entendre dans le bureau.

 

       Non.

       Y a-t-il d’autre victime ?

       Oui, mais que blessé léger dans une Ford fiesta. Rien de bien méchant. Plus de peur que de mal.

       C’est déjà çà.

       Je veux que tu te renseigne sur l’identité de la jeune fille, mais je pense qu’il s’agit de Joséphine SUTHERLANDON.

       Joséphine ! Ma Joséphine ? fit Marco.

       Oui.

       C’est elle qui t’a téléphoné tout a l’heure, mais pourquoi ne me la tu pas dit plus tôt ?

       Je sais combien tu tiens à Joey et moi aussi, c’est pour cela que je ne voulais pas te dire son identité. Mais je sais qui est le propriétaire de la Mercedes noire.

       C’est qui ?

       Un certain Michel BURGER.

       Tu sais ce qu’il voulait à Joey ?

       Non, mais si tu veux tu peux toujours te renseigner sur ce type.

       Oui, au moins je pourrais coincé le mec qui a envoyé Joey au devant de la mort.

       Attend, ne t’emballe pas trop vite. Elle n’est pas morte, du moins je l’espère. Sérieusement amoché oui. Moi aussi je tiens à voir croupir ce salaud sous les verrous pour le restant de ces jours. Mais avant faut le coincé. Je ne sais pas encore ce qu’il a avoir dans cette histoire, mais ce que je veux que tu trouves c’est le rôle qu’il joue dans l’histoire et surtout pourquoi il s’en ai pris de cette façon à Joey.

       Ok.

       FERGUSON !

       Oui, commissaire.